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Chaque 4 septembre de l’année, le monde célèbre la journée mondiale de la santé sexuelle. Une occasion pour sensibiliser le public sur l’attention qu’il faut accorder à la santé sexuelle pour son bien-être. Elle rappelle que la santé sexuelle est un élément essentiel pour bâtir des sociétés saines et inclusives, où chaque personne peut vivre sa sexualité de manière positive, sûre et dans la dignité. Pour cette année 2025, la journée a été placée sous le thème : « Justice sexuelle : que pouvons-nous faire ? ».
Pour le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), l’agence des Nations Unies pour la santé sexuelle et reproductive, cette question est un appel collectif à agir pour un monde où chaque individu peut exercer ses droits sexuels et reproductifs, accéder à une information fiable et à des soins de qualité, et vivre à l’abri de toutes formes de violences et de discriminations.
En République démocratique du Congo (RDC), et particulièrement dans l’Est du pays, ce thème prend un sens particulier. Ici, les femmes et les filles vivent au cœur d’un conflit complexe et prolongé depuis plus de trois décennies, marqué par des risques de violences sexuelles massives, des déplacements forcés, des inégalités à l'accès à l’information et l'éducation et un accès très limité aux services de santé. Pour ces femmes, filles et communautés vulnérables, la justice sexuelle n’est pas une idée abstraite : c’est une question de survie, de dignité et d’avenir.
« Tant que nous n’aurons pas accès à des soins sûrs et à la protection, nous resterons invisibles. La justice sexuelle, c’est ce qui peut changer nos vies », confie Monique Kabanza, Secrétaire Exécutive de l’Observatoire pour la Défense des Droits des Personnes Handicapées.