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Kinshasa – Face à la recrudescence des violences armées et des crimes de sang en République démocratique du Congo, Jacquemain Shabani a tiré la sonnette d’alarme sur un fléau qu’il qualifie de majeur : la circulation incontrôlée des armes légères et de petit calibre, combinée à leur manipulation facile par des civils non autorisés.
Dans une déclaration marquée par un ton de gravité et de responsabilité, Jacquemain Shabani a dénoncé le fait que « la prolifération des armes en dehors de tout cadre légal alimente directement les meurtres, les assassinats ciblés et l’insécurité chronique qui gangrènent plusieurs provinces du pays ».
Un danger permanent pour la population civile
Selon lui, la présence d’armes entre les mains de personnes non formées ou animées de mauvaises intentions constitue une menace permanente pour la paix sociale. « Une arme mal contrôlée devient un instrument de mort facile. Elle transforme des conflits mineurs en drames irréversibles », a-t-il souligné.
Cette situation, a-t-il ajouté, fragilise davantage les communautés déjà éprouvées par l’instabilité, notamment dans les zones urbaines et rurales où l’autorité de l’État peine encore à s’imposer pleinement.
Un appel à la responsabilité de l’État et des citoyens
Jacquemain Shabani appelle les autorités compétentes à renforcer les mécanismes de contrôle, de traçabilité et de récupération des armes illégales. Il plaide également pour une application rigoureuse des lois existantes, afin de décourager le port et l’usage illicites d’armes à feu.
Par ailleurs, il insiste sur la responsabilité collective : « La sécurité n’est pas seulement l’affaire des forces de l’ordre. Chaque citoyen doit refuser la banalisation des armes et coopérer avec les services de sécurité ».
Vers une culture de paix et de prévention
Pour Jacquemain Shabani, la lutte contre la violence armée doit aussi passer par la prévention, l’éducation civique et la promotion d’une culture de paix. Il estime que la jeunesse, souvent victime ou instrumentalisée, doit être sensibilisée aux dangers liés aux armes et aux conséquences irréversibles de leur usage.
En conclusion, il rappelle que « sans un contrôle strict des armes et une conscience collective forte, les efforts pour instaurer la paix et la stabilité en RDC resteront fragiles ».